Les Siblings sibyllins chez Jaufre Rudel: tour d’horizon d’une question épineuse par Peter Davies, Université de Glasgow (Écosse, Royaume Uni) Samedi 25 juin, 10 heures 45
Comment interpréter l’allusion mystérieuse à un frère récalcitrant ainsi qu’à une sœur complaisante qui distingue la septième strophe de la canso « Belhs m’es l’estius e.l temps floritz », cobla attestée par le recueil manuscrit dressé par le chanoine Gioacchino Plà (1745-1817) ? Hermétisme voulu par l’auteur ou évocation d’une situation réelle et si bien connue qu’à l’époque toute explication aurait été superflue ? Ou bien, si la strophe est authentique, s’agit-il d’un proverbe, d’une allégorie en miniature, ou d’une allusion littéraire, biblique, ou astrologique ? Ayant passé en revue la plupart des diverses hypothèses avancées jusqu’en 1990, Rouben Cholakian finit par y voir l’expression métaphorique des forces antithétiques qui troublent l’inconscient du personnage du poète. Sans prétendre avoir trouvé la solution de l’énigme, nous nous permettons de réexaminer le problème qui ne cesse de fasciner et de déconcerter.